lundi, septembre 05, 2005

Irak, Katrina: que faut-il d'autre à W. Bush pour arrêter les désastres ?

Un cadavre flottant dans une rue de la Nouvelle Orléans envahie sous les eaux, colère et désespoir de 300'000 personnes qui attendent, vendredi passé, leur évacuation, la police qui tirait au dessus des têtes de quelques 200 touristes européens, japonais et américains alors que ceux-ci avaient tenté de monter dans des autocars pour fuir la ville, des sans abris privés d'eau, de nourriture et de médicaments l'Europe à travers l'AIE (Agence Internationale de l'énergie) qui va envoyer 60 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, on n'a jamais vu pareil dans le pays le plus puissant et le plus riche du monde !

Les bêtises de Bush ne font qu'accumuler:
- des gens qui meurent par manque de ressources vitales comme le manque d'eau ou d'abri,
- le s'en-foutisme de l'administration Bush à intervenir de suite parce que les victimes sont majoritairement de race noire et pauvres,
- la chaleur, les moustiques, l'eau souillée mais surtout des milliers de personnes logées dans des conditions d'hygiène précaires,
- l'absence remarquée des gardes nationaux qui auraient pu intervenir pour les premiers secours et limiter les dégâts s'ils n'avaient pas été affectés en Irak,
- une politique interventionniste et un budget détourné au profit de la seule guerre d'Irak au lieu de le consacrer en partie à d'autres priorités intérieures,
- le manque d'empressement de W. Bush à sortir de son ranch pour prendre des mesures qui s'imposent,
- et enfin les vestiges de ce qui fut la plus grande colonie nord-américaine de la France, une culture créole unique sur le continent, est menacé de disparition.

Selon les spécialistes, cette catastrophe aurait pu être évitée si des mesures auraient été prises au préalable pour renforcer les digues. Non content de faire fi des recommandations des spécialistes dans ce domaine, l'administration Bush continue de renier le phénomène de réchauffement climatique global, origine de l'augmentation de l'intensité des futurs ouragans.

Alors que partout ailleurs, les catastrophes naturelles renforcent les liens nationaux (ex. Suisse, France) ou internationaux (ex Tsunami), l'ouragan Katrina a fait l'objet d'une remise en cause non seulement de la politique de W. Bush, mais également de son autorité de chef suprême de l'état, de ceux même qui l'avaient soutenu jusqu'à ce jour.

Le gouvernement américain va-t-il oui ou non mener une enquête pour punir le ou les coupables de cette tragédie humaine ou bien pratiquer la politique de l'autruche ?

Que faut-il d'autre à W. Bush pour cesser de gaspiller l'argent des contribuables américains dans cette guerre sans fin en Irak ?

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